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Expulsion d'un locataire : au mépris de la loi ?

Malheureusement, tout est venu se compliquer en ce lundi matin de mi-juillet quand à 7 heures, un huissier de justice s’est transporté avec la force publique pour procéder à l’expulsion de cet occupant.

Le locataire surpris, fit valoir qu’il n’avait pas de relogement avant mi-Septembre. Que le Préfet avait suspendu l’expulsion dans l’attente du relogement. Mais en ce matin, Monsieur le Commissaire avait une proposition temporaire d’hébergement de 15 jours !

Le locataire fut invité à partir sans délai, en laissant ses meubles dans l’appartement !

Alors que le locataire était bénéficiaire du DALO et non du DAHO, on a procédé à l’expulsion parce qu’une proposition de relogement de quinze jours avait été trouvée.

Que d’autre part, être bénéficiaire du DALO c’est au terme de la loi être bénéficiaire d’un logement décent.

Or, le Préfet a trouvé une solution d’hébergement temporaire de 15 jours dans un « Hôtel préfecture », insalubre et dans lequel les normes d’hygiènes, de salubrités et de sécurités sont totalement inconnues.

Ce qui est encore plus surprenant, c’est que le Préfet permet l’hébergement dans ce genre de structure indigne alors même qu’il a sollicité à multiples reprises la condamnation de ces mêmes gérants d’hôtel dits « marchands de sommeil » qui soumettent des personnes vulnérables à des conditions d'hébergement contraires à la dignité humaine.

Rappelons-nous pour de mémoire, l’incendie de l’Hôtel Royal Opéra et de ses 24 victimes pour non-respect des règles de sécurité.

Ou bien encore, de cette gérante d’un hôtel parisien dans le 18ème arrondissement, condamnée à un an d’emprisonnement en novembre 2011 alors que son hôtel -ne respectait pas les normes d’hygiène et de sécurité, des chambres minuscules, sur-occupées, humides, avec des cafards, alors qu’elles étaient louées jusqu’à 1800 euros par mois.

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